FAMILY

family

Le peu de temps que j’ai pour créer hors du cadre de mes études j’ai décidé de le consacrer aux pixels car je découvre là un moyen de faire naître des personnages bien singuliers. L’effet adoré d’amas pixels leur donne une valeur ajoutée incontestable. C’est choueeette. La famille ne demande qu’à s’agrandir.
Pour le moment voilà un grand enfant qui veut devenir astronaute (cf « J’ai vomi dans mes cornflakes »), un livreur de box de changement de dimension (là je pense à Fez), the coolest satanist et le papyjama sword.

DOCUMENTAIRE

Indie-Game-The-Movie

D’abord, je tiens à le dire, après m’être dépassée à coup de persévérance, j’ai suis finalement arrivée à bout de Risk of Rain…. Oui…mais non. Je ne dois avoir que 40% ou 60% du jeu de débloqué, et là j’avoue ma détermination à prit un coup.  En même temps c’est le bonheur du jeu indé, celui qui a l’inverse de World of Warcraft et de sa récente dérive vers les enfers, ne s’offre qu’aux plus excellents des joueurs. Admettant mon gros côté casu, je laisse donc les artefacts et mode monsoon pour plus tard.
Pour autant je n’ai pas l’intention de me tourner vers ces jeux que l’on produit comme de la viande aux US, encore moins après avoir vu ce documentaire qu’est Indie Game.
On y suit trois personnes ou groupes de personnes ayant pour ultime but de faire naître leurs propres jeux, avec un soin obsessif et une passion débordante. C’est beau. C’est émouvant. J’ai presque eu envie de lâché quelques larmes de tristesse et de joie.
Les jeux en questions furent tous des succès incontestables et permettent -heureusement- à ce docu de finir sur des air de happy ending, on ne peut cependant pas passé à côté des pires éventualités et de la réalité que vivent sans doute beaucoup d’ambitieux…

Ça m’a carrément foutu une claque quand à mon propre avenir, moi qui ai beaucoup de mal à envisager la création comme n’étant pas marquée d’une forte emprunte personnelle quand bien même elle est destiné à être mise à disposition du monde de sauvages qui m’entoure. Quand ce Jonathan Blow (Braid) fait face à la compréhension superficielle de son jeu par le public; ou que le duo de Super Meat Boy ne semble pouvoir se détacher de l’amertume d’un échec qui existe pourtant pas en fait, ça me parle…

Je vous laisse avec la musique du dernier niveau de Risk of Rain qui vaut bien la peine d’arriver jusque là :

ANIMATION

Metcalf

Inutile de faire un long discours là dessus, c’est juste trop chouette tant du point de vue graphique que narratif. Le film d’animation est quelque chose qui me branche pas mal, il faudra que je m’y colle un jour, dans un futur proche, espérons.
En attendant je me conte des histoires à moi-même, comme ce soir où je rentrais dans la nuit, imaginant transporter un artefact capable de détruire l’humanité ou de sauver le monde, c’est du pareil au même m’étais-je dis. A la fin de mon périple imaginaire j’avais finalement dévoilé à moi-même ce qu’était ce parfait petit cube entre mes mains : une boite de thé…
Il y a là une certaine similitude avec ce que nous propose Arthur Metcalf, je vous laisse le constater. (C’est drôle de s’adresser à un « vous » qui n’existe pas… ahah…ahahah… uhm… solitude ?)

No news, good news ?… Arf… non pas  vraiment.
Je l’ai déjà dis et je le redis : Je ne suis pas une blogueuse dans l’âme. J’ai beau avoir grandit avec mille et un skyblogs, je reste sévèrement en froid avec les réseaux sociaux et virtuels de manière générale (elle est passé où l’époque où mes amis étaient tous cachés derrière des avatars sur World of Warcraft ? Merde quoi…).

social media is not real

J’ai essayé Pinterest, ça ne prend pas non plus : faut croire que la collection d’image c’est pas mon truc. En même temps un tel foisonnement est pour moi synonyme de bordel désintéressant. Je m’y perds autant que dans Bordeciel, quand au plus grand des calmes tous les gens de ce monde me demande d’aller leur lécher les iep aux quatre coin de la map.

Je pourrais parfaitement intégrer le fait que moi et le monde de l’internet on est pas si copain que ça, qu’il n’ accepte pas de me tenir la main et de me souffler des mots doux dans les oreilles. Sauf que non. Quelque chose me dit que si tu ne bouge pas tes fesses pour aller dans une bibliothèque, alors Internet est possiblement LA source de culture inépuisable sur laquelle il vaut mieux compter si tu ne veut pas entendre la chambre à air de ton imagination faire un agréable mais désolent son de dégonflement.

Bon du coup, c’est parti pour de l’écriture forcé sur ce que j’ai récolté de bon et de moins bon sur internet ces derniers jours. PEUT-ETRE que cela m’éclairera sur la valeur de la blogosphère et sur l’intérêt de se cultiver via le monde merveilleux et infini du net.

CINEMA

battle-royale-chiaki-kuriyama-as-takako-chigusa

J’pourrais m’arrêter au seul constat que c’n’est pas le genre de film que j’affecte le plus au monde, mais ça serait stupide, ne serait-ce que parce qu’il donne matière à réfléchir, ce au delà de son apparence un peu brute. Comme Le Fossoyeur de film le dit si justement : « C’est Hunger Game (en mieux) ». Bon, j’ai pas vu Hunger Game, alors difficile d’établir une comparaison, m’enfin je ne suis pas perdue dans les abysses depuis plusieurs années et peut donc affirmer qu’il y a bel et bien une similitude entre ces deux films et leurs histoires.
Battle Royale c’est le nom d’un décret du gouvernement qui instaure un « jeu » consistant à isoler une classe d’une quarantaine d’élèves sur une île, dans le but de n’en voir qu’un seul survivre. Une façon de constituer une sorte d’élite tout en débarrassant le monde de tous ces « branleurs » qui n’ont que faire de passer leurs journées le cul sur une chaise (paradoxe).
Il s’en suit donc, de toute évidence, une série de mort qui ne fondent cependant pas le pilier central du film. Il ne me semble pas qu’elles soient prétextes à jouir de la violence, du sang et des couilles explosées à la faucille.

Le point central, le sujet majeur que tente d’explorer le film se résume à sa dernière phrase : Qu’est-ce qu’un adulte devrait dire à un enfant ? = L’écart générationnel et les difficultés qu’il implique dans le « vivre-ensemble » d’une société.
Ces mots sont ceux du professeur, également celui qui, par la suite, donne rythme et encourage les trois jours de massacre. Ce personnage incarne, à mon sens, la clef de liaison entre le questionnement sur la fragmentation générationnel et sa réponse la plus barbare (qui relève majoritairement de l’incompréhension) à savoir celle de l’isolement, l’exclusion ou pire de l’extermination. La légèreté de l’humanité, dans toute sa splendeur, n’est-ce pas ?
Inutile de dire à quel point c’est actuel, surtout quand on constate le rejet qui s’opère entre différents groupes sociaux, hélas souvent d’une façon non réciproque et par conséquent inégale #immigration, ça vous parle ?

« TRUST ME, I’M A SCIENTIST »

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J’ai lu cet article il y a une dizaine de jours et depuis j’ai juste envie d’informer tout le monde de son contenu. Trouver l’origine de la conscience chez l’homme c’est juste résoudre l’un des plus gros mystère de l’humanité et par la même réduire à néant ou confirmer ce qui jusqu’alors tiendrait de l’hypothèse.
Mais je préfère ne pas m’aventurer trop brusquement sur ce chemin casse-gueule qui, à la base, ne me parle pas des masses. Je ne sais pas ce qu’est le mot conscience dans la sphère scientifique, s’il présente ou non une distinction avec le terme tel qu’on l’emploierait en philosophie. Et quand bien même ils seraient fortement semblables, j’ai encore du mal à me rattacher à une définition claire de celui-ci. Tout à coup j’me sens carrément stupide… « Le couteau ne peut se couper lui-même ».

Pestacle, joie et Hypocras

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J’affecte énormément les médiévales, cette vivacité qui s’élève dans ce semblant d’espace temps tout à fait différent de celui dans lequel nous sommes le jour qui précède cette manifestation.  La ville de Bignoles magnifiée par la valeur qu’on accorde tout à coup au cadre parfait qu’elle nous offre. Je me suis confectionné une robe pour l’occasion et je puis constater qu’il était bien plus satisfaisant de prendre part à la fête tout en y contribuant de cette manière.
Je ne suis pourtant qu’une novice en la matière, peu renseignée sur cette époque, j’ai profité de ma première matinée pour dialoguer avec les artisans qui entretiennent la mémoire d’un mode de vie d’autrefois, d’un savoir oublié.
J’ai d’abord croisé la route de Jean-Joseph Chevalier -dont l’appellation ne manque pas d’epicness, un peintre et sculpteur fort sympathique, honorant les femmes de l’époque en faisant de celles-ci le sujet de ses fresques. Après un petit air d’ocarina et l’acquisition de l’un d’eux, je me suis rendue sur la place des teinturiers. Force est de constater que les couleurs y étaient exceptionnelles, telles qu’on en trouve que bien peu souvent aujourd’hui. Une femme sans aucun doute passionnée m’a longuement renseigné sur la profession pour finalement dériver du sujet initial et enfin évoquer l’éclairage dont disposaient les tapissiers, à savoir la flamme, rendant aussi mouvante qu’elle les scènes représentées. Elle a cité pour exemple les tapisserie du château d’Angers, que je prévois de visiter à mon prochain passage dans la ville.

Les pestacles ont commencé en début d’après midi. L’approche des médiévales change tout à coup, il devient difficile d’approcher les stands de démonstrations, je regrette de n’avoir pas pu m’attarder chez le forgeron et le chirurgien. Cependant, quelque chose se réveille, des troupes déambule, les binious ne cessent plus de se faire entendre, la foule danse timidement et la bière, l’hydromel et l’hypocras ne sont que bien plus appréciables dans cette ambiance festive. J’ai fais la connaissance de Tempradura, quatre musiciens dont l’un à l’allure de rock star des temps anciens accompagné de sa mandoline et d’une joueuse de vielle à roue souriante et dont les yeux clos faisaient transparaître l’intensité avec laquelle il nous était donné de voyager.

Une fois la nuit tombé j’ai suivi la horde Saboï à travers le village, me rangeant au plus proche des musiciens pour profiter au mieux de l’instrumentale qui accompagnait notre avancé guerrière.
« Voix sortant du ventre de la terre, longs appels de solitude ou rugissement d’effroi, les trompes font écho au chaos primitif qui hante la mémoire des hommes » .

Pourquoi portes-tu ce déguisement d’humain ridicule ?

Donnie Darko me reste en tête et j’ai la détestable sensation que j’ai tourné une page singulière.
Étrangement j’ai du mal à cerner ce qui m’a tant fasciné et m’a porté avec un tel enthousiasme jusqu’à la fin de ce film. Je suis certaine de n’avoir jamais rien vu de semblable, de la science-fiction baignant dans l’intelligible (au sens platonicien), imprégnée d’un mystère terrifiant, un personnage fascinant dont la psychologie déroutante parcours le fil d’une quête déstabilisante et incontestablement sensée.

J’ai néanmoins du mal à écrire à ce sujet, j’ai la désagréable impression de prendre des raccourcis monstrueux dès que j’évoque un point du film et pourtant il est dans son ensemble transpercé par des fragments signifiant, passionnant qu’il effleure sans les vulgariser.

life isnt that simpleDonnie est un homme désinvolte dont la vision lucide ne fait aucun détours d’éloquence et d’hypocrisie. Ses mots sont tranchants et justes. Et puis Donnie est incarné par Jake Gyllenhaal, en voilà une valeur ajoutée non négligeable (…fanatique….).

Regardez et parlons en !

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Donnie darko


Tout est vanité est poursuite du vent

jules-joseph-lefebvre-la-cigaleBEAUTY de Rino Stefano Tagliafierro est un court métrage que j’ai découvert il y a un peu moins d’une dizaine de mois. Durant ce temps-ci j’ai pu le voir et le revoir, aujourd’hui dernière contemplation en date et je constate qu’il y a quelque chose de troublant : ma lecture n’a cessé de différer d’un visionnage à l’autre. J’aimerais recevoir l’avis d’autres personnes, alors à ceux qui passent par ici : Dites moi ce que semble vous dire cette narration implicite.

De la naïveté enfantine à la violence de la vanité en passant par l’érotisme et la festivité du paganisme : J’y vois une sorte de chronologie universelle de l’homme, le déroulement de ce qui ponctue inévitablement son vain parcours, jusqu’à sa mort…
Il y a en même temps la figure féminine dominante, d’abord dans sa fonction maternelle, puis enfantine, naïve et insouciante. Elle incarne ensuite le désir, celui d’apprendre puis l’autre charnel. Le plaisir. La maternité.
Les mouvements s’accélèrent, ils semblent décisifs : l’homme court à sa perte, il tue ses semblable, l’erreur fatale.

William-Adolphe-Bouguereau---Little-Girl-with-a-Bouquet William-Adolphe-Bouguereau---Dante-And-Virgil-In-Hell

J’ai du mal à ne pas me perdre dans une perception fragmentée.
Limpide me semble t-il dans la mesure où cette oeuvre présente l’union d’un nombre de tableaux assez spectaculaire, ça serait comme sortir d’un musée en ayant pu le saisir dans sa globalité, comme si d’une oeuvre à l’autre nous suivions le fil d’une histoire.

Je crois que je ne pars pas trop dans tous les sens si j’inclus ici le clip suivant, celui de Tool que j’ai découvert sans une immense conviction musicale hier soir (ça reste raisonnablement sympa à écouter). Je trouve néanmoins qu’il y a un aspect commun, celui d’une vision fataliste, d’une dégradation inévitable. C’est dit, ne vous attendez pas à voir le créateur aussi vénérable qu’on le voudrait.

Play and listen

wispy waysLes jeux videos m’ont jusqu’à présent enrichie de plusieurs bienfaits : une attention accordé à mon orthographe lorsque étant plus jeune que la majorité des joueurs de World of Warcraft je craignais de passer pour l’enfant de la guilde, un exercice de persévérance que je suis encore loin d’avoir dépassé, un univers d’heroic fantasy qui n’a depuis cessé d’alimenter mon imaginaire, enfin des morceaux de musiques absolument merveilleux, souvent source de nostalgie d’un temps où ils accompagnaient mes longs périples.

Pour ce dernier point, les morceaux les plus remarquables qu’il me fut donné d’entendre sont tirés de World of Warcraft. D’abord parce qu’ils m’évoquent l’approche d’un monde fantastique dans lequel j’ai pu puiser mon désir d’être une elfette pourvue d’une adresse incroyable pour tirer ses flèches ou une naine vivant de bières rafraîchies à la température de l’enneigé Dun Morogh, étripant ogres, yéti et autres menaces pour Forgefer…
Ensuite parce que cela va simplement de soi : il y a derrière les musiques de Blizzard de talentueux compositeur, c’est certain.

Alors je vais m’efforcer de ne pas faire un listing de toutes les musiques qui ont soudainement sonné aux portes de mon ouïe pour y invoquer des mélodies toutes plus épiques les unes que les autres…

Mais si ce bavardage à lieu d’être, ce dont je doute quelque peu, c’est parce que tout récemment -une nouvelle fois- des musiques de Blizzard sont venues s’incruster dans ma mémoire. Le thème de Blackrock Mountain façon Hearthstone… Voilà tout ça pour ces sept mots.

Même si World of Warcraft absorbe la quasi totalité de ma mémoire dès qu’il est question de jeux vidéos, je n’exclue pas cependant quelques autres morceaux d’un autre genre.
Parmi ceux-ci, les thèmes de Risk of Rain sont parait-il géniaux, mais étant incapable de me détacher de la discontinuité caractéristique de mon avancé dans ce jeu* je n’ai pour le moment découvert qu’une infime partie de son contenu et une grosse partie de son OST reste pour moi à découvrir…

*une manière de dire que j’suis vraiment une sacrée bouse

ROR

J’ai quelque chose à dire

Je ne suis pas très très blog en réalité. Je lis rarement des articles et j’n’ai jusqu’à présent jamais suivi qui que ce soit de façon virtuelle en faisant preuve d’un intérêt sans faille.
Je suis donc un peu seule, dans mon coin, sans aucun contact sur la blogosphère, mon blog n’engendre aucune conversation. Je ne peux parvenir ainsi à dégoter les avis des uns et des autres , alors même que c’est tout ce que j’attends, à dire vrai.

Il n’en reste pas moins que j’ai grandis avec la possibilité d’exposer quoique ce soit sur internet, et après avoir essayé des dizaines de fois, sans jamais vraiment en saisir l’intérêt me voilà ici et je crois que j’ai compris. Durant les quelques mois qui ont précédés la création de ce blog-ci, j’avais souvent recours à l’écriture, dans des moments d’ennuis, d’excitations injustifiées ou de sévère manques de clarté dans mon esprit chamboulé. J’avais néanmoins pris la décision de ne jamais me relire, et cela de toute façon n’importait que très peu. Alors non il n’y avait effectivement aucune nécessité à relire les pages que j’avais écrite dans une sorte d’élan incontrôlé, mais la question n’est pas de cet ordre. Ce que révèle mon refus de prendre une quelconque sorte de recule sur ce que j’écrivais n’était absolument pas de l’ordre logique de la nécessite. C’est autrement plus révélateur.

fps

Un manque de recule sur soi c’est un peu ça : toi dans un fps qui tire comme un bourrin, incapable de te voir, incapable de voir ce qu’il y a derrière toi, incapable de savoir ce que tu es… J’ai un problème d’identité, c’est ça ?

Oui, oui c’est évident. Mais néanmoins j’n’ai aucunement envie de me définir par des futilités telles que des goûts musicaux, des préoccupations prédominantes dans ma vie ou des sortes d’adhésions à des points d’accroches identitaires, v’voyez ? Ça serait comme figer le temps, choisir d’être plutôt que d’avoir été.

Pour fermer la boucle, ou pour rattraper l’incohérence des mots que je déballe sans trop les connaître au préalable : je dirais que ce blog n’est autre qu’un miroir que je me tend à moi même, et là je vois quelques fragments de ce qui me constitue et me dis « oh non par pitié, faites que ça ne soit pas tout…. ».

Samouraï, guerre moderne, dragons, orcs et badass women

Que ce soit clair : je ne me rends jamais au cinéma pour me divertir de façon barbare : Je n’y vais pas pour me marrer, pour en prendre plein la vue ou bien pour être dans la vibe médiatique du moment. Je n’accorde aucun crédit aux licences usées jusqu’à la moelle. Mon avis là dessus est assez commun, il me semble, et en même temps ce qui le contre-balance est pesant, incroyablement pesant :
(à propos de Jurassic World) « Le film a engrangé près de 204,6 millions de dollars en Amérique du Nord pour son premier week-end en salles. Dans l’histoire du box-office nord-américain, seul Avengers a fait mieux en 2012, avec 207,4 millions. »

Mais bon, n’ayant vu ni l’un, ni l’autre des deux films cités, je ne peux cracher dessus de façon légitime. Je me contenterais de dire que rien aux premiers abords ne me donne envie de les voir, que ce soit les acteurs aux belles gueules, aux muscles seyants, les effets spéciaux spectaculaires ou encore la trame qu’il est toujours aisé de saisir à la vitesse de l’éclair -au moins-; quant à l’idée d’engrosser des firmes dont le désir doit sans doute se résumer à celui de faire un max de tunes….non merci.

Sucker punch

Bref, ça c’est pas pour polémiquer mais pour introduire Sucker Punch (2011) qui pourrait avoir un semblant de blockbuster ou bien un semblant de « film intelligent ». J’ai encore du mal à déterminer sa position. Quoiqu’il en soit j’ai bien aimé, voilà pourquoi :

D’abord, j’affecte les gueules caricaturales et mes yeux me crient ô grande joie quand je croise un type dont le facial pourrait paraître dans un Pixar. De grandes dents, un front de la taille de mon pied, un nez qui tente de faire un 360 tant il est retroussé… J’ai ici retrouvé cette tendance à expliciter constamment par des données visuelles. Ce qui y est montré me semble toujours avoir son intérêt en ce qu’il constitue l’univers. Tant les décors que les personnages (et leurs maquillages) m’ont semblé être marqués par la patte d’un réalisateur, celui-ci en l’occurrence m’est parfaitement inconnu alors difficile de juger de la justesse de mes propos.

Sucker pucnh 2
sucker punch

Le réalisateur je l’ai surtout senti en comprenant que je m’étais lancé dans un condensé fantasmagorique d’un créateur ayant pioché dans diverses inspirations et désirs. Et c’est tant mieux quand la pioche de ce monsieur comprend de nombreux éléments que nous pourrions retrouver dans la notre…
C’est là que ce film m’a fait énormément plaisir, c’est un pullulement incohérent mais si justement mené : Car comment peut-on mêler samouraï, guerre moderne, dragons, orcs, badass women autrement qu’en assument à la perfection le burlesque dans lequel on se noie et en acceptant le non-sens sur lequel tout cela repose inévitablement ?

Bien sûr, on ne peut nier que le facteur de moyens gargantuesques soit sans aucun doute rentré en jeu quand on nous donné à voir une telle sorte de cinématique de jeu vidéo à rallonge. Mais qu’importe, le tôt d’epicness est assez remarquable.. then who cares ?

Pour conclure et trouver une solution à mon indécision quant à la catégorie dans laquelle se trouve ce film (c’est pas tellement important m’enfin) et bien j’opterai pour celle du semblant d’intelligence parce que franchement le scénario et le pseudo flou qui rend son aspect faussement complexe au film ne repose que sur un procédé de fragmentation. On peut néanmoins noter qu’il traite un thème sympa, celui de la puissance de l’imaginaire et « N’ayez pas de scrupule quand vous les tuerez, ils sont déjà morts » est un bon remède à la gentillesse surfaite et à la compassion vaine. L’esprit guerrier c’est ça ?

La filmographie de Zack Snyder... mais....mais c'est d'la merde ?
La filmographie de Zack Snyder… mais….mais c’est d’la merde ?